Les dernières élections régionales ont mis à jour la difficulté voire l’impossibilité de se présenter à des élections sans le soutien d'une structure de parti. L’obsession de la victoire d’un camp contre un autre fragilise les fondements d’une démocratie dynamique. Les discours du passé étaient construits sur la prédiction d’évènements qui allaient constituer notre avenir: économie florissante, plein emploi, sécurité… Un avenir obligatoirement serein construit sur cette illusion de deviner les évènements. La crise bancaire a touché le monde brutalement et tous les responsables se sont accordés pour affirmer… que c’était imprévisible! Aujourd’hui, plus personne ne s’aventure dans des prédictions aléatoires et chacun appuie ses décisions de la menace du «si on ne fait rien la catastrophe nous guette». Les français semblent paralysés dans leur volonté d’aller de l‘avant mais ils répondent essentiellement à une défiance légitime à l’égard d’hommes politiques de moins en moins crédibles. Beaucoup de décideurs ont perdu leur crédibilité lorsqu’ils ont oublié que la politique n’était pas affaire d’ambition, de plan de carrière... Certains se sont mis à penser que le but était l’élection, le pouvoir pour l’abus de pouvoir (ce que dénonçait déjà VGE) et à cette fin se sont soumis aux opinions admises. Ils s’efforcent, alors, de ne pas froisser les décideurs du moment, se faufilent adroitement vers les bonnes places et s’y accrochent au mépris des règles. D’autres n’envisagent la politique que par la brutalité de certaines décisions et ne se réjouissent de l’obéissance que lorsqu’elle est envisagée comme une humiliation. Devant ce désabusement collectif, cette défiance, il semble urgent d’offrir une possibilité nouvelle afin de réhabiliter la politique dans ce qu’elle offre de plus noble: être au service de ses concitoyens. Des mots essentiels seront la base unificatrice des femmes et des hommes qui rejoindront CFC: éthique et servir. Ethique: il ne suffit pas d’attendre l’établissement de règles pour savoir si une action portera préjudice ou pas. Un devoir fondé sur la conscience de lois morales existantes présentées non pas comme sources de soumission ou de petitesse. La première des libertés c’est savoir se dire non. Servir: et non pas se servir. Volonté d’un acte juste, réfléchi et collectivement admis. Être au service des autres. CFC offrira dans les mois à venir des pistes de réflexion sur les sujets qui nous préoccupent tous. |