| Jean-françois Humbert - Certifié Franche-comté - Ce Qu'ils Ont FaitCe Qu'ils Ont Fait |
| Le budget 2010 marque le terme du mandat engagé au printemps 2004. Ce mandat a été dirigé par M. Forni puis Mme Dufay. Le budget 2010 s’inscrit dans la ligne de ceux présentés et mis en application par M. Forni. Il traduit, évidemment, les choix politiques et les politiques infligées à notre Région et ses habitants. | |
| Tout au long de ces années, tout au long des sessions, les débats ont été menés dans des conditions difficiles que les élus de la majorité ont créées ou à tout le moins cautionnées. Jean-François Humbert est intervenu, au nom du groupe UMP et apparentés, afin de dénoncer les choix ainsi que la forme des documents, souvent indigents, qui étaient présentés pour alimenter les débats. Indigents parce que, par exemple, des rapports et des dossiers qui dans leur présentation excluent toute possibilité de comparaison d’un exercice sur l’autre, toute tentative d’apprécier dans la durée l’évolution des politiques. Ceci traduit évidemment, une volonté politique de compliquer la tâche de l’opposition mais aussi celle des citoyens qui souhaitent suivre la gestion de la chose publique. | |
| Les cadres et agents des services régionaux ne sont pas remis en cause. Jean-François Humbert a toujours apprécié la qualité de leur travail et leur disponibilité auprès des citoyens et des élus durant ce mandat comme ce fut le cas pour les précédents. | |
| Comment peut-on prétendre diriger une Région, dans son ensemble, lorsque, dans un fonctionnement réduit, la règle de conduite est la rétention d’informations, le dénigrement, l’ironie, le mépris ? Comment être crédible auprès de citoyens qui fournissent des efforts quotidiens pour que cette Assemblée fonctionne ? | |
| Le groupe d’opposition, que Jean-François Humbert présidait, a dénoncé le matraquage fiscal auquel la majorité « socialistes-verts » s’est livrée dès 2005. Sous la présidence de Jean-François Humbert les taux d’imposition des impôts régionaux ont augmenté de 5%, seulement, pour cause de compétence nouvelle, celle des TER. C’était une promesse de campagne raisonnable du candidat Humbert qui a été, naturellement, tenue parfois contre les propositions ou les avis de ses amis , contre la gauche qui ne manque, pourtant, jamais de relever la « noblesse » de l’impôt et qui légitimement en conséquence les prélèvements imposés contre toute logique pour « le grand bien du peuple », disent-ils. | |
| Jean-François Humbert n’a cessé de dénoncer, la propension de l’Exécutif à une politique de paillettes, de communication, de faire valoir, de dépenses somptuaires engagées pour des projets totalement déraisonnables et sans rapport avec la vie des citoyens Francs-Comtois qui subissent de grandes difficultés liées à la crise et en premier lieu au chômage. | |
| Il faudrait, plutôt, se concentrer sur les équipements collectifs, la recherche, la formation et le développement économique. Le contournement de Besançon, par exemple, en panne faute d’une inscription dans le plan de relance de l’État… sans doute à défaut d’une réelle volonté des Exécutifs de gauche qui règnent largement, pour un temps encore, sur notre territoire. Le dossier des transports collectifs de la capitale régionale paraît bien mal engagé, et ignore le potentiel des lignes RFF qui irriguent l’Agglomération bisontine et offrent de réelles possibilités de cohabitation entre plusieurs modes de transport collectif. Il faut éviter de créer des usines à gaz comme l’ARD qui a atteint un très haut niveau de performance dans le domaine du développement de sa structure et de son budget. Où est la réalité de son action ? Où sont les résultats pour nos concitoyens ? Le pôle énergétique d’Héricourt, né dans la douleur si l’on en croit les propos d’Antoinette Gillet, rapportés par la presse, risque de suivre le même chemin. C’est en quelque sorte une marque de fabrique ! | |
| Prenons pour exemple la Cité des Arts dont les travaux vont démarrer bientôt, si on en croit la presse, généralement mieux informées que l’Assemblée. Voilà bien une réalisation qui devrait nous interpeller, nous élus régionaux. Un palais pour les oeuvres du FRAC ! Ces oeuvres ne devraient-elles pas être destinées à être présentées au public dans son cadre de vie plutôt que dans un palais régional fut-il implanté dans un lieu particulièrement noble et symbolique. Pourquoi ne pas corriger le tir lorsque le combat aujourd’hui essentiel est celui à mener pour la sortie de crise, pour l’emploi, pour la prise en compte des difficultés des gens dans leur vie quotidienne ? | |
| Le budget 2010 dégouline de ces dépenses de fonctionnement qui asphyxient la Région. | |
| Pour Jean-François Humbert, ses colistiers et amis, « faire » doit se traduire par « faire faire », par contrôler, par évaluer et parfois, quant il le faut par corriger le tir. Pour les socialistes et autres, « faire » signifie créer une structure qui, dès sa création, va tourner sur elle-même, s’auto–alimenter et générer des dépenses de fonctionnement. C’est là toute la différence. | |
| Tout au long de ces années, toujours au nom du groupe qu’il présidait, Jean-François Humbert a dénoncé un réel effondrement des investissements dans les secteurs porteurs de la Région : les lycées en particulier. Or, s’il y a un secteur où se prépare l’avenir de la Région c’est bien celui de l’Éducation. Deux chiffres : en 2003, notre majorité a consacré près de 59ME de CP à ce poste. En 2010 le PS inscrit 56,5 … sans commentaire ! Il ne suffit pas d’affirmer son attachement à cette politique, d’assurer la gratuité des manuels scolaires, encore des crédits de fonctionnement qui ne réduisent pas les inégalités, pour faire une bonne politique de l’Éducation. Notre responsabilité première consiste à donner aux lycéens, à tous les lycéens, un cadre de vie et de travail contemporain adapté et adaptable aux besoins de la pédagogie et des objectifs de la formation qui demeurent la responsabilité première de l’État. | |
| Il faut des moyens : la majorité actuelle ne les a pas dégagés malgré le matraquage fiscal. | |
| La présidente l’a d’ailleurs reconnu en inaugurant les nouveaux locaux du lycée de Poligny, rendant un hommage totalement justifié à Yves-Marie Lehmann et à l’Exécutif auquel il appartenait pour avoir initié un projet qu’elle a qualifié de remarquable. | | Quels sont les projets qui n ‘étaient pas dans « les tuyaux » en 2004 ? | |
| Quelle perspective a donnée la majorité, à la politique d’éducation et de formation, hormis l’installation de panneaux solaires sur les toits des lycées. Démarche HQE que Jean-François Humbert approuve mais qui ne constitue pas une politique d’éducation ! | |
| La dérive de l’endettement de la Région est grave. La Région n’est, désormais, plus armée pour faire face à ses responsabilités. Il n’y a plus de marge. La preuve : augmentation du recours à l’emprunt que la majorité a proposé cette année. La permanence du désengagement de l’État est un alibi, un mauvais alibi, juste une possibilité de défoulement. Ce n’est pas une attitude responsable et constructive. | |
| L’État doit jouer son rôle qui est de définir le cadre de l’action publique. Les collectivités ont à les mettre en oeuvre. C’est à ces conditions que l’unité nationale peut normalement s’exprimer. Nous ne sommes pas dans un État fédéral, même si certains aiment s’arroger des pouvoirs et un rôle comparable à ceux des responsables des länder allemands ou des cantons suisses ! | |
| Ici et là on entend que la Région doit être le prolongement de l’État et relayer systématiquement ses décisions. Sans doute dans le cadre de ses compétences ! Mais au-delà ? Si l’État veut des collectivités aux ordres, il faut revenir au système antérieur à la loi de 1982 : celle de l’époque où les Préfets détenaient le pouvoir exécutif des départements et des régions. Ils sauront faire…mais ce n’est tout de même pas la même chose ! | | Au cours de sa présidence Jean-François Humbert a condamné certaines pratiques de l’État et en a approuvé d’autres, sans distinction partisane. Il a suivi Claude Allègre quand il a ouvert des prêts à taux zéro pour des travaux de sécurité dans les lycées. Pourtant une goutte d’eau dans l’immensité des travaux à réaliser ! Sur le même dossier il a assigné, quelques années après, le ministre de l’Éducation nationale, qui refusait le versement à la Région de la bonification d’intérêt accordée par son prédécesseur. La Région a obtenu gain de cause et la majorité actuelle a encaissé la somme correspondante ! | |
| Ces concepts méritent d’être évoqués avec prudence, avec toute la subtilité que nous a apprise Edgard Faure, puisqu’il est aujourd’hui appelé à la rescousse. Mais il faut rappeler qu’il fut un des rares parlementaires de l’opposition, sinon le seul, à voter la loi Deferre. Parce qu’il croyait fermement à la création d’exécutifs élus et à la réelle autonomie des collectivités. Jean-François Humbert a été un des colistiers d’Edgard Faure, il a travaillé, à ses côtés, à la mise en oeuvre des politiques qui germaient dans l’esprit fécond qui le caractérisait.Souvenons-nous de l’accord historique Edgard Faure/Jean-Pierre Chevènement sur les lycées, que les Présidents Pierre Chantelat et Jean-François Humbert ont mis en oeuvre et qui a donné les résultats que l’on sait jusqu’en 2003. On ne peut en dire autant de la période qui a suivi. Hélas pour les jeunes Franc-Comtois ! | |
| Jean-François Humbert a, aussi, dénoncé l’abandon de projets comme le pôle agroalimentaire de Poligny constitué autour des Écoles d’industrie laitière et de l’ISBA. Entre cet équipement et la Cité des Arts il n’y a pas photo… | |
| On pourrait dire qui vivra verra mais il sera malheureusement trop tard. |
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